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post Bondage miniature

décembre 29th, 2007

Classé dans : Artistes, Vendeurs — admin @ 0:09

Ces petites figurines de moins de 4 cm de hauteur sont entièrement réalisées à la main par Hirotsugu Itsuji, un artiste japonais. Vous pouvez découvrir son processus de réalisation sur cette page et découvrir l’ensemble de sa collection à partir de ce menu. Notez au passage qu’il n’est pas sectaire : il bondage aussi bien des formes humaines, que des nounours, des grenouilles, des poissons, …

Voici le début du bondage d’une de ces figurines après qu’elle ait été peinte :

Et si vous souhaitez acquérir une de ces oeuvres - et que vous lisez le japonais ! - vous pouvez aller sur sa boutique Yahoo.

Mots clés artiste, bondage, figurine, japon

post Paroles de bondageur : Jérôme Gouvrion

décembre 21st, 2007

Classé dans : Interview — admin @ 22:47

Bonjour, quel est votre nom ou nom de scène ?

Jérôme Gouvrion que je raccourcis souvent au simple jG.

Depuis combien de temps pratiquez-vous le bondage et comment avez-vous commencé ?

Je me suis intéressé aux jeux d’immobilisation lorsque j’étais adolescent mais j’ai commencé à réellement pratiquer le bondage quand j’ai commencé l’aventure captiveculture. En résumé, j’ai une approche sérieuse et régulière de la chose depuis 7 ans.

Comme beaucoup d’autres, j’ai lutté avec les cordes, j’ai regardé les photos glanées sur le net et je me suis entraîné : en séance avec des modèles, avec des amies et même, parfois, avec un buste en plâtre.

Lorsque j’ai commencé, Il y avait très peu de personnes revendiquant la pratique du bondage en France, je me suis donc débrouillé seul et j’ai petit à petit découvert la méthode qui me correspondait le mieux. Il m’a fallu au moins deux ans à pour faire des choses que je juge correctes : j’avais un problème de méthode mais aussi de matériel.

Le bondage, c’est un peu comme la photo : les outils à votre disposition ont une influence sur le résultat… visuellement parlant, bien entendu. La finalité, elle, ne change pas.

Ma technique s’est grandement améliorée lorsque j’ai trouvé des cordes en nylon de qualité suffisante pour améliorer les détails et la finition. Finalement, je résume souvent la chose ainsi : pendant les premières années, je stressais sur la corde et je me focalisais sur certaines difficultés. Et puis, un jour, j’ai réalisé que j’avais cessé de réfléchir de manière négative. Le geste était devenu automatique : je ne cherchais plus à me représenter la corde mentalement, je la sentais physiquement et je commençais à suivre mon instinct.

Néanmoins, si j’ai assez rapidement acquis quelques certitudes sur l’impact visuel de mes jeux de cordes, je n’étais pas convaincu par ma rapidité d’exécution. Je me suis rassuré en participant au BondCon de Las Vegas en 2004 et j’ai définitivement compris que j’étais sur la bonne voie en travaillant pendant une semaine avec Michael Viking et Rachel Paine l’année suivante. C’est à cette occasion que j’ai découvert le plaisir de travailler avec de la corde naturelle : dès mon premier essai avec de la jute, j’ai obtenu un résultat spectaculaire où la rigueur d’éxecution du bondage nylon se mélangeait avec la liberté créative du shibari. J’avais trouvé mon style et depuis lors, j’ai poursuivi mon chemin en mixant la tradition japonisante et la finition impeccable du bondage californien.
C’est ainsi que j’aime le bondage : un mélange de complexité et de beauté que je cherche à capturer à travers mes photographies.

Qu’aimez-vous dans le bondage ? Que recherchez-vous au travers de sa pratique ?

Je suis venu au bondage par goût et par passion. Je me souviens de quelques ouvrages asiatiques qui ont forgé mon univers érotique lorsque j’étais ado. Mais mon addiction s’est accentuée avec la révolution internet au milieu des années 90. Là, j’ai découvert l’univers du bondage californien, une bande de potes qui ont posé les bases d’une industrie.

Je fais référence à Mr T. aka Cory Thompson qui est décédé en 2003. Ce garçon m’a donné envie de faire mes propres photos de bondage, à la fois par ce qu’il montrait mais aussi par la manière dont il le faisait. Une qualité irréprochable, un état d’esprit remarquable : le bondage était strict mais jovial à l’image de ces grands enfants que sont les américains. Cory a ensuite ouvert la porte à son ami Jim Weathers qu’on ne présente plus : ensemble, ils ont réalisé une quantité de photos qui en ont inspiré plus d’un, moi le premier.

Amoureux de l’image, j’ai décidé de relever un défi : être le premier Français à lancer un site consacré au bondage, le premier à adapter le modèle américain dans un pays où le simple mot « cordes » faisait trembler les modèles photos de l’époque. J’ai longtemps recherché à m’approcher de la qualité de cette école californienne. Lorsque j’ai eu le sentiment de m’en être approché, j’ai évolué en donnant un zest de french touch à mon univers.

Mais on ne pratique pas le bondage en séance photo comme on le pratique dans une sphère privée, c’est très différent. Lorsque j’ai commencé, la seule manière de faire venir les filles au bondage était d’adopter un discours rassurant et pro. Je crois y être parvenu tout comme je pense avoir contribué à normaliser la vision du bondage dans notre pays. Les premières années, quasiment chaque modèle découvrait la sensation d’être attachée dans mon studio. Puis est arrivée ce que j’appelle la génération Dita, ces jeunes femmes qui ont grandi avec l’imagerie glam’ goth, un univers où le bondage est un rêve revendiqué et non plus caché. Les choses ont bien changé depuis que j’ai commencé et ma perception du bondage s’est également modifiée. Lorsque vous pouvez enfin vous concentrer sur l’aspect visuel sans avoir à rassurer constamment la personne que vous attachez, le résultat n’en est que meilleur et la sensation plus agréable.

Pour moi, le bondage est une fantaisie, une exploration esthétique mais aussi psychologique : on peut activer beaucoup de leviers chez la personne que l’on attache. Du plaisir à la crainte, de la jubilation à l’humiliation : chacun y cherche et en retire quelque chose, que ce soit conscient ou inconscient.

Encore une fois, je fais une distinction entre la sphère privée et la sphère photo. La marge de manœuvre est plus réduite avec un modèle photo qu’avec une partenaire : vous n’avez pas le même degré d’intimité, vous la mettez dans une position de contrainte sans lui donner le confort du cadre intime et, en prime, la situation s’éternise puisque le but premier est de réaliser des clichés et que cela prend du temps.

C’est un exercice compliqué qui demande de la psychologie et du doigté. Mais la récompense est toujours la même : le plaisir d’avoir relevé le défi proposé et la joie d’obtenir une vision esthétisante du bondage.

Le bondage tel que je le ressens, c’est un challenge où l’on compose avec les différents paramètres du moment. J’ai croisé beaucoup de femmes qui ont cette perception du bondage et c’est sans doute avec celles-là que j’ai accompli mes plus belles réalisations. C’est sans doute pour cela que j’ai un goût prononcé pour la suspension : le challenge est grand et les paramètres en constante évolution. Au contraire de certains autres jeux de cordes, la suspension donne cette impression qu’elle est sans cesse revisitée et qu’elle est sans cesse vécue différemment par la personne attachée.

Quelles sont vos photographies personnelles préférées ? Pouvez-vous nous faire quelques commentaires sur chacune de ces images ?

En 7 ans, j’ai publié plus de 50.000 images : il est quasiment impossible d’en sélectionner quelques unes. Disons que, à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai un faible pour les photos suivantes :

J’aime la manière dont j’ai utilisé les couleurs mais, surtout, je suis assez fier de l’impact visuel de ce bondage : improvisé, contraignant et torturé… un de mes meilleurs souvenirs pour l’année 2007, une belle séance dans une ambiance très sympathique avec la présence d’un fan venu d’Allemagne spécialement pour m’assister.

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Mots clés artiste, bondage, Interview

post Pochettes de disques

décembre 19th, 2007

Classé dans : Artistes — admin @ 22:11

Voici 2 pochettes de disques qui sont illustrées de scènes de bondage.

Tout d’abord une pochette du groupe Porcupine Tree, pour un album datant de 2004, avec une suspension quelque peu idéalisée :

Ensuite une pochette du groupe Metallica pour un disque qui date de lui aussi de 2004 :

Et si vous connaissez d’autre disques illustrés de thèmes tournant autour du bondage, n’hésitez pas à nous les signaler.

Mots clés Artistes, bondage, musique

post Pour les fans de bondage sur hommes

décembre 15th, 2007

Classé dans : Artistes — admin @ 18:35

Si vous recherchez des idées en vue de réaliser des bondages sur des hommes, voici une excellente série de photos dues à un artiste américain, Eric Domasan.

Les bondages sont très originaux, tant par les techniques utilisées qui nous changent quelque peu des standards japonais, que par la conception qui est très créative et adaptée aux formes masculines.

En outre, il y a dans ces photos un vrai travail de mise en scène et d’éclairage que l’on rencontre rarement lorsque l’on parcourt les sites proposant des bondages d’hommes.

Les galeries sont à découvrir sur Flickr.

Mots clés artiste, bondage, homme

post Paroles de bondageur : Matthias Grimme

décembre 9th, 2007

Classé dans : Interview — admin @ 17:33

Note to our foreign visitors : you can read this interview in english by clicking on the title of this post (the english version is at the bottom of the page).

Bonjour, quel est votre nom ou nom de scène ?
Je m’appelle Matthias T.J. Grimme, mais je suis connu sous le nom de Drachenmann - l’homme dragon - ou encore Ryu-Jin lorsque je me produis à Tokyo.

Depuis combien de temps pratiquez-vous le bondage et comment avez-vous commencé ?
Je pratique le bondage depuis une trentaine d’années, mais au début je n’en faisais que dans le cadre d’actes sexuels. Depuis 8 ans, je me suis lancé dans le bondage d’inspiration japonaise.
J’ai publié un livre sur le bondage en 1999 - “The Bondage-Handbuch vendu à près de 45000 exemplaires en Allemagne - et depuis lors cette pratique est devenue prépondérante dans mes jeux BDSM. J’ai un site web sur le bondage et je réalise des ateliers, des cours, des shows, des DVD, etc …

Qu’aimez-vous dans le bondage ? Que recherchez-vous au travers de sa pratique ?
Il y a une dizaine d’années, j’ai participé à une pièce de théâtre moderne dans laquelle une fille était utilisée par les autres acteurs comme une marionnette, attachée à des cordes reliées à des poulies électriques. Je fus très impressionné et voulus reproduire cela à ma façon, mais avec le même objectif : faire mouvoir une personne comme une marionnette à l’aide de cordes. A la même époque, je regardais souvent des images de shibari et les filles suspendues me rappelaient ma poupée avec ses fils.
J’aime la beauté qu’apportent les cordes, non seulement par leur façon de modeler le corps, mais aussi par l’effet qu’elles produisent sur l’état d’esprit du modèle. J’aime voir de la soumission sur le visage d’une fille.
Je cherche ces moments d’intimité lorsque je me retrouve seul avec mon modèle et mes cordes. Mais j’essaye aussi de créer un triangle magique entre le modèle, moi et un spectateur imaginaire.

Quelles sont vos photographies personnelles préférées ? Pouvez-vous nous faire quelques commentaires sur chacune de ces images ?

Il s’agit d’un photo personnelle prise durant une séance en extérieur. J’y vois rassemblés la beauté, les cordes, le rêve et la soumission.
J’ai fait quelques 50 000 photos au cours des dernières années.

J’aime cette photo parce qu’elle illustre bien le lien qui m’unit à mes modèles lors des performances. Ici, je repose sur le dos de Jemina alors qu’elle est suspendue. Nous sommes comme liés l’un à l’autre dans ce bondage.

 


J’aime cette photo prise alors que je caresse Capricious pendant une performance. Pour être humble, j’ai besoin de sentir mon coeur s’ouvrir et ressentir cette tendresse pour mon modèle.

Où nos lecteurs peuvent-ils apprécier votre art (site web, démonstrations, shows, …) ?
Si vous voulez voir d’autres aspects de mon travail, vous pouvez aller sur la page principale de mon site :
http://www.bondageproject.com/

Si vous êtes intéressés par mes vidéos, allez sur cette page :
http://www.bondageproject.com/public/shop_e.htm

Et si vous voulez voir des images de mes performances :
http://www.ropeart.de/

Enfin, si vous désirez me voir sur scène, mon agenda est consultable ici :
http://www.bondageproject.com/public/event_e.htm

Où trouvez-vous votre inspiration ? Comment travaillez-vous ?
Je trouve mon inspiration principalement en moi, mais parfois lorsque je vois un bondage intéressant, j’essaye de m’en inspirer pour bâtir quelque chose de personnel. Lors de mes visites régulières à Tokyo, j’essaye d’apprendre de nouvelles choses et d’améliorer les anciennes. Je donne et je reçois, en quelque sorte. Ainsi, il m’arrive de faire des choses durant mes performances et de voir l’année suivante des maîtres japonais reprendre ce que j’ai fait. Le bondage japonais n’est pas immuable, il est constamment en évolution.
Je change de style en fonction de ce que je suis amener à faire : lorsque je dois faire un bondage pour une séance photo, il s’agit souvent de bondages sur le sol qui doivent être esthétiques et techniquement aboutis. En revanche, lorsque je fais une performance, je travaille très vite, je crée des tableaux qui doivent émouvoir le public par leur beauté.

En ce qui concerne vos modèles, quels sont vos critères de choix ?
Les meilleurs modèles sont celles qui aiment vraiment les cordes. Pas celles du genre “je vais faire un peu de bondage parce que j’en ai besoin pour mon book”. Et je veux ressentir de vrais sensations, pas voir des poses convenues.
J’ai dû travailler avec une centaine de modèles, grandes ou petites, lourdes ou légères, avec une poitrine imposante ou menue, avec des cheveux longs ou courts, etc …. Ce qui est important, c’est qu’il y ait quelque chose qui passe entre moi et le modèle. Le reste n’est que fioritures.

Quel genre de musique aimez-vous écouter lorsque vous pratiquez ?
J’écoute souvent des ambiances japonaises, mais aussi des groupes tels qu’ERA et la chanteuse Lisa Gerrard.

Y a-t-il quelque chose que vous n’avez jamais fait et que vous aimeriez réaliser ?
Je voudrais me produire dans un vrai théâtre.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez nous dire ?
Le bondage est un acte d’amour et la technique seule ne peut permettre de créer des tableaux montrant cet amour et cette beauté.

Merci Matthias d’avoir répondu autant des détails à cette interview. A bientôt !

(Lire la suite…)

Mots clés artiste, bondage
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