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post Paroles de bondageur : Pat Vich

avril 6th, 2009

Classé dans : Artistes, Interview — admin @ 22:28

Bonjour, quel est votre nom ou nom de scène ?

Patrick VICH (18 septembre 1955).

Depuis combien de temps pratiquez-vous le bondage et comment avez-vous commencé ?

J’ai commencé le bondage très jeune, en fait il serait plus juste de dire que l’on a commencé le bondage très jeune, avec ma petite amie du moment, Valériane. Nous avions à peine plus de douze ans et cela a durée une dizaine d’années.

Nous l’avons découvert au travers de jeux. La toute première fois c’est moi qui fus attaché en décembre 1967. Au début, le partage fut équitable, si l’un devait être attaché, l’autre l’était le tour d’après. Mais très vite elle s’imposa comme voltigeuse et moi, le chercheur fou de nouvelles contraintes et positions dans l’espace. Nous avons initié un grand nombre d’amis à nos jeux. Très bientôt notre histoire sera sur le net.

Qu’aimez-vous dans le bondage ? Que recherchez-vous au travers de sa pratique ?

Ce que j’aime avant toute chose dans le bondage est le partage des émotions, la complicité, la bulle dans laquelle on s’enferme avec sa partenaire pour échanger des moments uniques. Pas une fois on ne ressent les mêmes sentiments. Le plaisir de donner du plaisir. L’échange en toute simplicité.

Ce que je recherche au travers du bondage, sont les mêmes raisons qui font que j’aime le pratiquer. Chaque fois on crée une œuvre, un tableau dans lequel la femme et son corps sont mis en valeur par l’esthétique du mouvement, de la grâce et de l’élégance. Je prends autant de plaisir à attacher qu’à peindre un tableau.

Quelles sont vos photographies personnelles préférées ? Pouvez-vous nous faire quelques commentaires sur chacune de ces images ?

Le choix de 1 à 3 photos personnelles est quasi impossible. J’en ai des centaines qui me rappellent des moments d’émotions intenses. Toutefois, j’en ai sélectionné trois pour vous les commenter.

Nina. Une partenaire beaucoup plus joueuse que domi ou soumise (car elle endosse le titre en fonction de son tempérament du moment, sauf avec moi où elle a toujours su garder son rang !). Cette suspension qui parait anodine est en fait très dure à tenir dans le temps et plus contraignante qu’elle ne le parait. Nina est restée vingt minutes dans cette position. Ses deux jambes lui ont rappelé, durant plusieurs jours, que l’on peu faire du SM avec des cordes. Plusieurs années de partages et d’émotions, tant par les performances que par les sentiments partagés font que notre relation restera gravée pour toujours.

Delphine. Une rencontre entre elle, Patrick Georges et moi. Un trio de choc qui se renouvelle assez souvent, à l’occasion de rencontres très épicées. Une toute première pour la belle qui en a redemandé encore et encore. 4 heures et demi de suspensions pour une première ce n’est pas mal !

LktDaph. Un pseudo bien compliqué pour un modèle si réservé. Toujours en compagnie de Patrick Georges (Wecksteen). Ici aussi pour une toute première, qui fut renouvelée par la suite. Au départ Patrick m’a demandé un tableau choc. Ayant fait du shibari pour Bettina Rheims, je me suis permis de lui emprunter, dans un autre registre, la couverture de I.N.R.I. (j’espère qu’elle me pardonnera !!!). Cette séance photo dégageait tant de complicité et d’émotions entre mon modèle et moi que Photo-Maniac nous a consacré une trentaine de pages dans le hors-série parue à l’occasion du salon de la photo « Paris 2008 ». Encore un très grand moment.

P.S. Je n’ai plus d’images de Valériane qui fut mon premier grand amour et avec qui nous nous sommes découverts tels que nous étions, passionnés, fous, peut-être inconscients mais tellement heureux et complices dans notre quête de la découverte de notre corps et nos sensations.

Où nos lecteurs peuvent-ils apprécier votre art (site web, démonstrations, shows, …) ?

Les cordonniers sont les plus mal chaussés. J’ai deux sites qui, un jour peut-être, seront mis à jour.
www.pat-vich.com
www.planete-shibari.com

Où trouvez-vous votre inspiration ? Comment travaillez-vous ?

Au début n’ayant aucune pression, nos inspirations étaient plus une adaptation à ce que nous voulions obtenir, genre offerte les jambes écartées mais dans une position relax permettant d’y rester le plus longtemps possible. Nous cherchions à nous amuser sans rapport de force mais en gardant le principe que celui qui subissait devait être totalement offert et aussi longtemps que possible. Par la suite j’ai découvert, mais bien longtemps après, que ces pratiques ne nous étaient par réservées. Mais que nous avions beaucoup d’avance par rapport à ce qui nous était proposé, images, et articles sur le bondage ou le shibari.
Je suis du genre partageur. Je n’ai aucun scrupule à prendre modèle sur des mouvements qui m’interpellent tout comme je n’hésite jamais à donner mon avis et des conseils sur ce que je pense maîtriser.

En ce qui concerne vos modèles, quels sont vos critères de choix ?

En parallèle à cette passion, je suis artiste peintre. Mon amour du corps humain dans toute sa nudité est mon thème principal. Je ne laisse aucune place à la vulgarité. Le nu est splendide dès l’instant ou l’on sait le mettre en valeur. Comme pour une toile, quel que soit le gabarit du modèle, le principal plaisir est la mise en valeur de la personne avec tout ce qui s’y lie. Malgré tout, je suis hétéro et je prends infiniment plus de plaisir à avoir une modèle qu’un modèle. Question de sensations. Lorsque j’attache un homme, je me concentre sur son envie mais je suis incapable d’échanger le moindre sentiment.

Quel genre de musique aimez-vous écouter lorsque vous pratiquez ?

La musique n’est qu’un fond sonore. L’important est de mettre sa partenaire en confiance, c’est donc elle qui choisit. Une fois que l’on est dans notre trip, le son n’a plus d’importance, il ne sert qu’à accompagner la performance. Je m’en servais lors des démonstrations comme fil rouge dans notre évolution pour garder le timing.

Y a-t-il quelque chose que vous n’avez jamais fait et que vous aimeriez réaliser ?

Tout ce que je n’ai pas encore fait, c’est-à-dire tout ce qui reste à faire.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez nous dire ?

OUI !!! Je vous aime…

Euh … Merci beaucoup Pat de cette déclaration d’amour … à nos visiteurs n’est-ce pas ? :-)  Et nous ne pouvons que conseiller à tous les amoureux du bondage et à ceux qui veulent voir de belles choses de ne manquer sous aucun prétexte l’une de tes formidables prestations !

Mots clés artiste, bondage, Interview
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