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post Paroles de bondageur : Fred Kyrel

février 26th, 2011

Classé dans : Artistes, Interview — admin @ 18:42

Bonjour, quel est votre nom ou nom de scène ?
Fred Kyrel / Kybari

Depuis combien de temps pratiquez-vous le bondage et comment avez-vous commencé ?
Depuis quelques années maintenant, suite à un premier stage avec Philippe Boxis.

Qu’aimez-vous dans le bondage ? Que recherchez-vous au travers de sa pratique ?
Même si j’ai une connaissance du Shibari traditionnel correcte, j’ai très rapidement orienté ma pratique et le développement de mes propres techniques vers la création de vêtements de cordes. Le concept est simple : un modèle, une tenue en cordes, une photo. Un côté unique, éphémère, sur-mesure…

J’aime travailler les cordes (que je réalise moi-même), toujours en improvisation et en collaboration avec le modèle. J’aime aussi l’aspect mini-performance car c’est très long de faire un vêtement de cordes et difficile pour le modèle de rester debout en place sans trop bouger.

Il est aussi très enrichissant de concevoir la tenue et d’ensuite la shooter car je suis avant tout photographe, c’est doublement créatif, même si cela reste un vrai travail de stylisme pour lequel il faut beaucoup de patience et de rigueur. Mon but principal est d’utiliser la corde dans un univers esthétique, coloré et de l’amener dans un milieu mode par le biais de tenues en cordes sophistiquées.

Quelles sont vos photographies personnelles préférées ? Pouvez-vous nous faire quelques commentaires sur chacune de ces images ?
Ces photos représentent mon actuelle évolution dans ma recherche technique et esthétique. Je n’ai pas de photographies préférées, car j’aime prendre du recul et j’ai tendance à regarder plutôt devant que derrière moi.

Pas de commentaires spécifiques mais un grand merci à toutes les ces modèles qui m’accordent leur confiance et font preuve de beaucoup de patience ;)

Où nos lecteurs peuvent-ils apprécier votre art (site web, démonstrations, shows, …) ?
www.kybari.com et www.kyrel.net (pour mon travail plus fetish)

Où trouvez-vous votre inspiration ? Comment travaillez-vous ?
Je m’inspire de vêtements existants, de nœuds traditionnels, de techniques textiles et m’adapte au physique du modèle.

En ce qui concerne vos modèles, quels sont vos critères de choix ?
Je sais immédiatement si j’ai envie de travailler ou non avec un modèle, je fonctionne au feeling. Ce qui m’intéresse, hormis une jolie plastique, c’est le caractère, et avant tout la personnalité que je ressens au travers des photos. J’aime les femmes qui assument leur féminité.

Quel genre de musique aimez-vous écouter lorsque vous pratiquez ?
En général de la musique pop, rock ou électro.

Y a-t-il quelque chose que vous n’avez jamais fait et que vous aimeriez réaliser ?
Peut-être bientôt du workshop vêtements de cordes et je veux continuer à faire des défilés de mode…

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez nous dire ?
Je viens d’ouvrir ma boutique en ligne de ventes de cordes en chanvre coloré et je vous invite à venir y faire un tour : www.kybari.com/boutique.html
Vous pouvez aussi y trouver le DVD didactique « Leçons de cordes » que j’ai réalisé avec Philippe Boxis.

Merci Fred de vous être prêté à notre interview et de nous avoir fait partager votre approche très originale du bondage !

Mots clés artiste, bondage, Interview

post Vision d’artiste

août 17th, 2009

Classé dans : Artistes — admin @ 9:10

Une vision d’artiste d’un bondage d’Encordées (à vous de retrouver l’original …), découverte en flanant sur le web. Vous pourrez découvrir sur ce blog d’autres oeuvres inspirées par différentes photos provenant d’ici ou d’ailleurs.

Curieux cette idée de femme bélier. L’idée en réalisant ce bondage à l’époque était tout autre. Il y avait le désir de créer une tension, de courber le corps afin qu’il prenne la forme du tronc du cocotier.

Le dessinateur, lui, y a vu tout autre chose … et nous aimons beaucoup cet autre regard !

Mots clés artiste, bondage

post Paroles de bondageur : Pat Vich

avril 6th, 2009

Classé dans : Artistes, Interview — admin @ 22:28

Bonjour, quel est votre nom ou nom de scène ?

Patrick VICH (18 septembre 1955).

Depuis combien de temps pratiquez-vous le bondage et comment avez-vous commencé ?

J’ai commencé le bondage très jeune, en fait il serait plus juste de dire que l’on a commencé le bondage très jeune, avec ma petite amie du moment, Valériane. Nous avions à peine plus de douze ans et cela a durée une dizaine d’années.

Nous l’avons découvert au travers de jeux. La toute première fois c’est moi qui fus attaché en décembre 1967. Au début, le partage fut équitable, si l’un devait être attaché, l’autre l’était le tour d’après. Mais très vite elle s’imposa comme voltigeuse et moi, le chercheur fou de nouvelles contraintes et positions dans l’espace. Nous avons initié un grand nombre d’amis à nos jeux. Très bientôt notre histoire sera sur le net.

Qu’aimez-vous dans le bondage ? Que recherchez-vous au travers de sa pratique ?

Ce que j’aime avant toute chose dans le bondage est le partage des émotions, la complicité, la bulle dans laquelle on s’enferme avec sa partenaire pour échanger des moments uniques. Pas une fois on ne ressent les mêmes sentiments. Le plaisir de donner du plaisir. L’échange en toute simplicité.

Ce que je recherche au travers du bondage, sont les mêmes raisons qui font que j’aime le pratiquer. Chaque fois on crée une œuvre, un tableau dans lequel la femme et son corps sont mis en valeur par l’esthétique du mouvement, de la grâce et de l’élégance. Je prends autant de plaisir à attacher qu’à peindre un tableau.

Quelles sont vos photographies personnelles préférées ? Pouvez-vous nous faire quelques commentaires sur chacune de ces images ?

Le choix de 1 à 3 photos personnelles est quasi impossible. J’en ai des centaines qui me rappellent des moments d’émotions intenses. Toutefois, j’en ai sélectionné trois pour vous les commenter.

Nina. Une partenaire beaucoup plus joueuse que domi ou soumise (car elle endosse le titre en fonction de son tempérament du moment, sauf avec moi où elle a toujours su garder son rang !). Cette suspension qui parait anodine est en fait très dure à tenir dans le temps et plus contraignante qu’elle ne le parait. Nina est restée vingt minutes dans cette position. Ses deux jambes lui ont rappelé, durant plusieurs jours, que l’on peu faire du SM avec des cordes. Plusieurs années de partages et d’émotions, tant par les performances que par les sentiments partagés font que notre relation restera gravée pour toujours.

Delphine. Une rencontre entre elle, Patrick Georges et moi. Un trio de choc qui se renouvelle assez souvent, à l’occasion de rencontres très épicées. Une toute première pour la belle qui en a redemandé encore et encore. 4 heures et demi de suspensions pour une première ce n’est pas mal !

LktDaph. Un pseudo bien compliqué pour un modèle si réservé. Toujours en compagnie de Patrick Georges (Wecksteen). Ici aussi pour une toute première, qui fut renouvelée par la suite. Au départ Patrick m’a demandé un tableau choc. Ayant fait du shibari pour Bettina Rheims, je me suis permis de lui emprunter, dans un autre registre, la couverture de I.N.R.I. (j’espère qu’elle me pardonnera !!!). Cette séance photo dégageait tant de complicité et d’émotions entre mon modèle et moi que Photo-Maniac nous a consacré une trentaine de pages dans le hors-série parue à l’occasion du salon de la photo « Paris 2008 ». Encore un très grand moment.

P.S. Je n’ai plus d’images de Valériane qui fut mon premier grand amour et avec qui nous nous sommes découverts tels que nous étions, passionnés, fous, peut-être inconscients mais tellement heureux et complices dans notre quête de la découverte de notre corps et nos sensations.

Où nos lecteurs peuvent-ils apprécier votre art (site web, démonstrations, shows, …) ?

Les cordonniers sont les plus mal chaussés. J’ai deux sites qui, un jour peut-être, seront mis à jour.
www.pat-vich.com
www.planete-shibari.com

Où trouvez-vous votre inspiration ? Comment travaillez-vous ?

Au début n’ayant aucune pression, nos inspirations étaient plus une adaptation à ce que nous voulions obtenir, genre offerte les jambes écartées mais dans une position relax permettant d’y rester le plus longtemps possible. Nous cherchions à nous amuser sans rapport de force mais en gardant le principe que celui qui subissait devait être totalement offert et aussi longtemps que possible. Par la suite j’ai découvert, mais bien longtemps après, que ces pratiques ne nous étaient par réservées. Mais que nous avions beaucoup d’avance par rapport à ce qui nous était proposé, images, et articles sur le bondage ou le shibari.
Je suis du genre partageur. Je n’ai aucun scrupule à prendre modèle sur des mouvements qui m’interpellent tout comme je n’hésite jamais à donner mon avis et des conseils sur ce que je pense maîtriser.

En ce qui concerne vos modèles, quels sont vos critères de choix ?

En parallèle à cette passion, je suis artiste peintre. Mon amour du corps humain dans toute sa nudité est mon thème principal. Je ne laisse aucune place à la vulgarité. Le nu est splendide dès l’instant ou l’on sait le mettre en valeur. Comme pour une toile, quel que soit le gabarit du modèle, le principal plaisir est la mise en valeur de la personne avec tout ce qui s’y lie. Malgré tout, je suis hétéro et je prends infiniment plus de plaisir à avoir une modèle qu’un modèle. Question de sensations. Lorsque j’attache un homme, je me concentre sur son envie mais je suis incapable d’échanger le moindre sentiment.

Quel genre de musique aimez-vous écouter lorsque vous pratiquez ?

La musique n’est qu’un fond sonore. L’important est de mettre sa partenaire en confiance, c’est donc elle qui choisit. Une fois que l’on est dans notre trip, le son n’a plus d’importance, il ne sert qu’à accompagner la performance. Je m’en servais lors des démonstrations comme fil rouge dans notre évolution pour garder le timing.

Y a-t-il quelque chose que vous n’avez jamais fait et que vous aimeriez réaliser ?

Tout ce que je n’ai pas encore fait, c’est-à-dire tout ce qui reste à faire.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez nous dire ?

OUI !!! Je vous aime…

Euh … Merci beaucoup Pat de cette déclaration d’amour … à nos visiteurs n’est-ce pas ? :-)  Et nous ne pouvons que conseiller à tous les amoureux du bondage et à ceux qui veulent voir de belles choses de ne manquer sous aucun prétexte l’une de tes formidables prestations !

Mots clés artiste, bondage, Interview

post Un très beau livre sur le kimbaku

septembre 27th, 2008

Classé dans : Artistes, Vendeurs — admin @ 11:54

Les éditions Le Lézard Noir ont récemment publié un très beau livre sur le kimbaku, fruit d’une collaboration entre 2 artistes, l’un, Yasuji Watanabe, rédacteur en chef et photographe de la revue SM Sniper, et l’autre, Haruki Yukimura, maître en kimbaku.

Le livre, intitulé Akai Hana, illustre 4 séances de bondage réalisées par le maître au travers de nombreuses photographies en noir et blanc et en couleurs.

Loin des standards quelque peu lassants de l’école nippo-germanique qui s’est imposée depuis quelques temps sur la scène et dans les médias, cet ouvrage offre une vision très érotique du shibari. Les bondages mettent les modèles en valeur et le photographe a su avec beaucoup de talent capturer ces moments de grâce. On a d’ailleurs parfois l’impression qu’il a su se faire totalement oublier afin d’arriver à capturer ces instants magiques vécus par le bondageur et son modèle.

Un livre que nous recommandons fortement à tous les amateurs de bondage et à tous ceux qui souhaitent vraiment découvrir cet art !

Mots clés artiste, bondage, japon, kimbaku

post Paroles de bondageur : Sensei

septembre 7th, 2008

Classé dans : Uncategorized — admin @ 15:46

Bonjour, quel est votre nom ou nom de scène ?

Sensei.

Depuis combien de temps pratiquez-vous le bondage et comment avez-vous commencé ?

Depuis dix ans environ.
J’ai découvert le bondage par la photographie. Je faisais une séance photo classique avec un modèle, et j’avais apporté une grosse corde comme accessoire, pour varier. En regardant les photos après la séance j’étais fasciné par celles avec la corde, mais je me rendais bien compte que la corde avait été posée n’importe comment et qu’il faudrait la disposer de manière plus rigoureuse pour obtenir une effet intéressant.
J’ai commencé à surfer sur le web pour trouver des idées. J’ai découvert le shibari et j’ai voulu essayer à tout prix.

Qu’aimez-vous dans le bondage ? Que recherchez-vous au travers de sa pratique ?

C’est un mélange difficile à analyser. Il y a la rencontre de personnes passionnées par la même discipline. Puis la préparation d’une séance, l’animation et l’excitation du moment. Et puis bien sûr les souvenirs photographiques que cela laisse.
J’aime l’esthétique des photos de bondage, qui renforce, qui exacerbe la beauté des corps.

Quelles sont vos photographies personnelles préférées ? Pouvez-vous nous faire quelques commentaires sur chacune de ces images ?

Voici quelques photos que j’aime beaucoup, pour ce qu’elles me rappellent :

J’ai eu la très grande chance de travailler avec certains modèles célèbres, et peut-être la meilleure de toutes ; Kumi (kumimonster.com). Cette photo est un souvenir de cette rencontre. Elle est passée trois jours à Bruxelles, et nous avons fait plusieurs séances ensemble pour le plaisir. Elle a une personnalité originale et très attachante (sans jeu de mots !).

Souvenir d’une séance dans un lieu assez exceptionnel, une grande cave ancienne, historique presque puisque c’était un couvent. Excellent souvenir aussi de ces deux femmes que j’ai rencontrées à plusieurs reprises et toujours avec le même plaisir.

Un autre très grand souvenir. Un modèle exceptionnel avec qui j’ai fait de nombreuses séances, et un lieu exceptionnel, un jardin japonais en été.

Où nos lecteurs peuvent-ils apprécier votre art (site web, démonstrations, shows, …) ?

Mon site est www.BeautyTied.com
Je vais aussi dans des foires érotiques (en Belgique) ou internationales dédiées au bondage : BoundCon à Munich.

Où trouvez-vous votre inspiration ? Comment travaillez-vous ?

Je trouve mon inspiration en rencontrant des modèles et en découvrant des lieux nouveaux. Malheureusement il y a beaucoup de lieux qui m’inspirent et où il sera impossible de réaliser de telles photos. Je vois bien sur aussi des bondages sur le Web, ou dans des livres spécialisés. Je recherche particulièrement des livres anciens japonais.

En ce qui concerne vos modèles, quels sont vos critères de choix ?

La beauté des modèles n’est pas mon seul critère, loin de là. J’aime les physiques qui ont du caractère, ou un trait particulier (par exemple les cheveux rouges) et j’aime énormément les tatouages. Je trouve la combinaison cordes-tatouages irrésistible.

Quel genre de musique aimez-vous écouter lorsque vous pratiquez ?

Assez curieusement, je n’écoute jamais de musique à ce moment-là. Je pense d’ailleurs que s’il y avait de la musique, je ne l’entendrais pas, tant je suis absorbé.

Y a-t-il quelque chose que vous n’avez jamais fait et que vous aimeriez réaliser ?

Mes fantasmes sont souvent liés à des lieux particuliers ou en extérieur. Faire une suspension dans une grande grange en bois, ou à une grue de construction, ce genre de délires…

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez nous dire ?

Toute personne intéressée par le bondage est bienvenue de prendre contact par email. Que cela soit pour être modèle ou autre.
J’ai le plus grand respect pour ceux qui se confient à moi, verbalement ou physiquement. Discrétion et respect des limites sont mes principes.

Merci Robert d’avoir répondu à notre questionnaire. Nous espérons te revoir prochainement au cours d’un salon … ou dans ce joli jardin japonais !

Mots clés artiste, bondage, Interview
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